Expertise médicale : bien la préparer (ce qu'il faut dire, et ne pas dire)
L'expertise médicale est l'étape la plus déterminante de votre indemnisation : c'est elle qui fixe l'étendue de vos séquelles, et donc le montant de l'offre.
Pourquoi l'expertise est décisive
Le médecin missionné (souvent par l'assureur) évalue vos préjudices selon la nomenclature Dintilhac. Son rapport sert de base au chiffrage. Une expertise subie sans préparation aboutit très souvent à une sous-évaluation.
Se faire assister
Vous avez le droit d'être accompagné par un médecin-conseil de victime (qui défend vos intérêts face au médecin de l'assurance) et par votre avocat. C'est le meilleur moyen de rétablir l'équilibre le jour J.
Ce qu'il faut préparer et dire
Apportez l'intégralité de votre dossier (certificats, comptes rendus, imagerie, arrêts de travail, factures). Décrivez concrètement le retentissement sur votre vie quotidienne : gestes devenus difficiles, douleurs, fatigue, sommeil, impact professionnel, activités abandonnées.
Les pièges à éviter
Ne minimisez pas vos douleurs par pudeur (« ça va à peu près ») : le médecin note ce que vous dites. N'exagérez pas non plus : toute incohérence dessert votre crédibilité. Restez factuel et précis.
Après l'expertise
Vous recevez le rapport. S'il est incomplet ou minore vos séquelles, il est possible de le contester, de demander une contre-expertise ou une expertise judiciaire. Ne signez rien sous pression.
Questions fréquentes
Puis-je venir accompagné à l'expertise ?
Que faire si je ne suis pas d'accord avec le rapport ?
Victime d'un accident ? Ne restez pas seul.
Le cabinet étudie votre dossier gratuitement et sans engagement. Réponse sous 24 h, partout en France.
Cet article est fourni à titre d'information générale et ne constitue pas une consultation juridique. Chaque situation est particulière et aucun résultat ne peut être garanti.